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Dernière mise à jour du site 16/ 06/2011
  
          - NOUVELLES DU LEON -
 Keremma : un rêve de phalanstère

 Quelques Rousseau ont laissé une trace dans l’histoire de notre pays, dans des domaines aussi différents que la philosophie dont Jean-Jacques fut l’un des fleurons, la peinture qui reconnaît en Henri (dit « le Douanier ») l’un de ses artistes majeurs, ou le cyclisme sur piste dont le palmarès doit beaucoup au talent de Florian. Sans compter ceux dont la notoriété, parfois fugitive ou locale, s’est dissoute dans les limbes de l’oubli. Parmi eux, Louis Rousseau. Ce Rousseau-là fut pourtant le porteur d’un idéal séduisant caractérisé par la seule véritable tentative de création d’un phalanstère en Bretagne. Une aventure méconnue aux conséquences étonnantes...

Fils d’un puissant maître de poste, Louis Rousseau, né en 1787 à Angerville (Seine-et-Oise), a le goût de l’aventure. Engagé dans la marine en 1804, il est capturé deux ans plus tard par les Anglais à Saint-Domingue et ramené sur un ponton de Porsmouth où il est retenu prisonnier durant huit ans. Libéré en 1814, Rousseau croit brièvement pouvoir s’illustrer lors des Cent-Jours, mais l’aventure de Napoléon s’achève avant même qu’il n’ait pu combattre. Revenu à Angerville, il se fait brasseur et cultivateur.
En 1823, profondément affecté par le décès prématuré de son fils aîné, Rousseau acquiert par afféagement 300 hectares de terres ingrates dans le Finistère, en bordure de l’anse de Goulven. Principalement situées dans la « plaine » de Tréflez entre dunes et collines, et constituées pour l’essentiel de sables, il entreprend de mettre ces terres en valeur en construisant des digues et en drainant les espaces marécageux. Dans le même temps, il y bâtit sa maison et lui donne le prénom de son épouse, Emma Michau, à laquelle il porte une profonde affection. Ainsi naît Keremma. Peu après, Rousseau fonde la Société rurale de Lannevez, éphémère entité de fermiers qui disparaît en 1828, noyée par les eaux qui ont emporté les digues.

L’influence de Charles Fourier
Replié sur son propre domaine, Rousseau, très attiré par les idées nouvelles et la recherche d’une plus grande justice sociale, se passionne un temps pour le saint-simonisme avant de s’en détacher pour se rallier, en 1832, à l’idéologie de Charles Fourier dont il partage les finalités sociales et dont il entend mettre en œuvre la volonté d’« enrichir les pauvres sans appauvrir les riches ». Un engagement qui se traduit, entre autres initiatives, par sa collaboration à la revue fouriériste Le Phalanstère.
Rousseau se détache toutefois très vite de Fourier. Il en admire pourtant sans réserve les concepts de progrès social basés sur l’association et la condamnation des excès du système commercial. Mais il réprouve la morale libertine et le laxisme éducatif prônés par le Bisontin ainsi que son extravagante cosmogonie. Rousseau se convertit peu après au catholicisme, convaincu que les valeurs de l’Eglise sont compatibles avec le progrès social porté par les idées saint-simoniennes et fouriéristes. Membre de l’Université catholique, il publie en 1841 un ouvrage intitulé La Croisade du dix-neuvième siècle dont le but est de « reconstituer la science sociale sur une base chrétienne », ouvrage qui lui vaudra une polémique sévère avec les fouriéristes inconditionnels.
Entretemps, Rousseau a jeté les bases de ce que certains ont un peu rapidement défini comme une sorte de phalanstère catholique sur le site de Keremma. En réalité une communauté basée sur un concept de tribus catholiques visant à apporter sécurité et profit aux associés en répondant aux besoins essentiels de « richesse, justice, liberté et moralité ». Emporté par son tempérament, Rousseau envisage même la création à Tréflez d’un orphelinat de 40 enfants trouvés destinés à intégrer la communauté, mais le projet, trop progressiste pour l’époque et insuffisamment soutenu par le Conseil général, échoue.
Rousseau change alors son fusil d’épaule et entreprend de financer avec ses excédents de profits l’implantation, sur le domaine de Keremma, de fermes destinées à des agriculteurs sans ressource de la région. Une vingtaine de fermes seront ainsi construites sur l’axe menant de Plouescat à Goulven.

Un ensemble unique en France De phalanstère, il n’y eut jamais à Keremma, mais une communauté agricole et un étonnant regroupement familial autour du manoir des Rousseau. Et si, au décès de l’utopiste Louis Rousseau en 1856, Emma et son fils Armand continuent quelque temps l’œuvre entreprise, Keremma devient essentiellement un lieu de villégiature pour les cinq enfants de la famille qui, tous, construisent leur propre manoir dans le parc d’origine.
Depuis cette époque, d’autres maisons, le plus souvent de grandes bâtisses bourgeoises comme on n’en trouve nulle part ailleurs sur cette côte, se sont ajoutées par vagues successives à Keremma, construites par les descendants de Louis et d‘Emma. Des descendants qui, très nombreux, se retrouvent là, chaque été, pour se promener dans les allées sablonneuses plantées de genêts, d’oyats et de chardons de mer, ou profiter, de l’autre côté de la dune, des grèves sauvages peuplées de tournepierres, de mouettes rieuses ou de bécasseaux. Bruno Madinier, acteur de téléfilms (Dolmen, Les Cordiers), fait partie de ceux-là, de ces inconditionnels de ce coin de Finistère aux couleurs si séduisantes. À l’en croire, ce ne sont pas moins de 2000 oncles, tantes et cousins qui, à un moment ou un autre, séjournent à Keremma dans l’une des 90 maisons de ce havre si particulier, cachées pour la plupart dans des allées boisées non accessibles au public.
Un phénomène sans doute unique en France, et qui n’est pas près de changer : l’ensemble de la propriété est depuis son origine, soit neuf générations, restée dans l’indivision !



Par Dominique BREHON le 06/09/2009
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          - DERNIERE MINUTE -
   Fablerie, un spectable de Jean du Frout
Du 24 au 27 mai 2011, venez nombreux applaudir Jean du Frout au théâtre des 2 Anes, 100 Bd de Clichy, 75018 Paris.
Voici le Flyer d'invitation: Flyer recto et Flyer verso .

   Reportage
Joli reportage photo sur la régate de l'été. A consulter sur la partie protégée du site.
Merci à Perrine Brehon pour sa contribution.

   HAITI : l’après séisme en images
Diaporama de Francine Fritel, présenté par J P. Lamotte

Vous êtes invité à voir l'album photo de jp-lamotte intitulé : HAÏTI Mars 2010

   FERS D’HAITI
Pour ceux qui sont intéressés par l’acquisition d’un de ces fers magiques vendus au profit de l’Association Roger Riou, se mettre en rapport avec Francine Fritel. (Pas de livraison)

Francine Fritel
67, rue du Ranelagh
75016 Paris
01 42 88 71 61
06 25 04 12 34
fritel.francine@neuf.fr

   LIVRET GÉNÉALOGIQUE
Cher cousin, chère cousine
Le LIVRET GÉNÉALOGIQUE des descendants de Louis et Emma ROUSSEAU et de Henri et Jeanne MICHAU, est sorti en juillet. Il a déjà été vendu cet été à Keremma. Pour vous qui n’étiez pas là, nous vous proposons de l’acheter par correspondance et vous trouverez ci-joint un bon de commande.

          - EDITO -
 Moi j’aime bien le Conservatoire du Littoral !

 Il est de bon ton de juger sévèrement l’action du Conservatoire sur les dunes de Keremma. Pour certains il ne fait rien et empêche tout, pour d’autres il n’a pas les moyens de sa politique, pour d’autres encore il ne sert pas à grand chose…

Pourtant quand on se promène sur les dunes, quand on visite la Maison des Dunes et son petit musée et qu’on participe aux diverses activités, on peut être assez admiratif.

La palud est belle, les chemins respectés (la piste interparking reste une ombre dans ce beau tableau) et les oyats se reproduisent dans les zones d’intervention de l’équipe d’Alain Trinquet, à l’abri de ganivelles qui reprennent les bonnes pratiques de Népo. Merci aux cousins qui ont donné ces dunes, rien ne les y obligeait.

Peut-on aider les équipes qui travaillent pour assurer les missions du Conservatoire ?

OUI. D’abord en les soutenant moralement . Les connaître et les saluer quand on les rencontre et parfois leur donner un coup de main ou participer à leurs visites du site. On peut aussi reconnaître le rôle de la CCBK et suivre ses débats sur le sujet.

Ensuite en soutenant le Conservatoire lui-même. Même si dans les études qu’il a réalisées, le site des dunes de Keremma n’est pas le plus mis en danger par la hausse probable du niveau des mers, il y a quand même des zones à protéger.

Le Conservatoire a un nouveau Président depuis le 27 février 2008 : Jérôme Bignon, député de la Somme. Deux Vice-Présidents ont été nommés : Maud Fontenoy, navigatrice bien connue et Nicolas Alfonsi, élu de Corse. Emmanuel Lopez reste le directeur opérationnel de l’institution.

Il a aussi de nouvelles ressources pérennes depuis 2007 : le produit du droit de francisation et de navigation des navires. Son budget est de l’ordre de 45 millions d’Euros, essentiellement pour procéder à des acquisitions. L’entretien reste dépendant de conventions passées avec les collectivités locales. En ce qui concerne les dunes de Keremma, c’est la CCBK qui s’en charge.

Ca marche, mais c’est sans doute cette organisation qui rend l’action du Conservatoire moins facile à percevoir et plus fragile à terme.

Son rôle est de plus en plus d’aller au delà de la stricte « conservation » telle qu’initialement conçue, mais aussi d’être aménageur touristique, agent économique et régulateur des écosystèmes. Les collectivités locales sauront-t-elles se sortir d’une vision parfois trop « court-termiste » pour assurer aussi le support de ces missions ?

L’objectif du Conservatoire est de protéger 270,000 ha de côtes en 2050 (par rapport à 113,000 ha aujourd’hui) soit 20% du littoral français. 9,000 ha ont été acquis ou reçus en 2007. Apparemment, le Conservatoire n’est pas à la recherche de cas difficiles, expropriation, achat hostile etc.

On peut aussi soutenir l’action du Conservatoire en envoyant un don (déductible dans la limite de 20% du revenu imposable) à la Fondation de France-Conservatoire du Littoral , Corderie Royale BP 17306 ROCHEFORT CEDEX.

On reçoit, en contrepartie, la lettre d’information du Conservatoire « Rivages ». Cette lettre vaut vraiment quelques minutes d’attention. Le site http://www.conservatoire-du-littoral.fr/front/process/Home.asp est également passionnant et … miracle ! vous pouvez vous y rendre en passant par www.keremma.org
Bonnes promenades.
MNR Mai 2008

Jérôme BIGNON élu président du Conservatoire du Littoral A l'issue du Conseil d'administration qui s'est tenu le mercredi 27 février 2008, Jérôme Bignon a été élu Président du Conservatoire National du Littoral.
Il devient ainsi le huitième président de cet établissement public chargé d'assurer la protection des espaces naturels des rivages littoraux pour trois ans.

Par Michel NAQUET-RADIGUET le 22/05/2008
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